Fujimori Devance Sánchez Tandis que le Dépouillement Présidentiel Entre dans sa Quatrième Journée
L'écart extrêmement serré entre les deux candidats s'est inversé à plusieurs reprises, le résultat final pouvant être connu dans plusieurs semaines.
Le dépouillement du second tour présidentiel du Pérou s'est prolongé jusqu'à son quatrième jour jeudi, la candidate conservatrice Keiko Fujimori reprenant une courte avance sur le député de gauche Roberto Sánchez, inversant un retard qui avait persisté pendant trois jours.\n\nTandis que le dépouillement se poursuivait, Fujimori du parti Fuerza Popular détenait 50,002% des votes dépouillés contre 49,998% pour Sánchez de Juntos por el Perú — un écart si fin que tout changement dans les résultats restants pourrait à nouveau inverser l'issue.\n\nL'avance a changé de mains plusieurs fois depuis la fin du scrutin, soulignant à quel point les électeurs péruviens sont divisés entre les deux candidats. Aucune campagne n'a revendiqué la victoire, et les autorités électorales n'ont pas désigné de vainqueur.\n\nG1 et CartaCapital ont tous deux rapporté la dernière inversion en des termes largement factuels, notant la volatilité continue du dépouillement. CartaCapital, qui penche éditorialement à gauche, a été plus explicite en signalant qu'un résultat final pourrait prendre plus de deux semaines pour être confirmé — reflétant les préoccupations des partisans de Sánchez face à une incertitude prolongée.\n\nCNN Brasil a adopté une perspective analytique plus large, argumentant que le dépouillement non résolu n'est que le problème de surface. Son analyse a caractérisé la crise plus profonde comme un effondrement de la confiance entre les institutions du Pérou et ses citoyens — un effondrement qu'aucune réforme conventionnelle, quel que soit le gagnant final, ne pourra vraisemblablement réparer.\n\nLa lutte entre Fujimori et Sánchez cristallise une polarisation profonde de la société péruvienne. Fujimori, fille de l'ancien président emprisonné Alberto Fujimori, a participé à trois campagnes présidentielles et bénéficie d'un soutien important dans les zones urbaines et côtières, aux côtés d'une opposition significative liée à l'héritage autoritaire de sa famille. Sánchez représente une gauche qui a gagné en force dans les régions rurales des hauts plateaux, portée par le mécontentement face aux inégalités économiques.\n\nLe Pérou a vu quatre présidents destitués ou ayant démissionné depuis 2018, et son Congrès s'est affronté à plusieurs reprises avec les exécutifs successifs, approfondissant le cynisme public envers la gouvernance démocratique. Les deux candidats entrent dans une présidence potentielle face à une législature peu disposée à coopérer et un électorat ayant peu confiance dans les institutions d'État.\n\nCe qui se passe ensuite dépendra de la rapidité avec laquelle les votes restants — y compris ceux des districts isolés et des Péruviens de l'étranger — seront traités et vérifiés. Avec une marge mesurée en fractions de point de pourcentage, les contestations judiciaires et les recomptages restent plausibles, quel que soit le candidat qui prendra l'avance lorsque le dépouillement s'achève.