2026-06-11
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Sciences

La Terre en passe de dépasser le seuil de 1,5°C de réchauffement autour de 2030, avertit une étude internationale

Un important consortium de climatologues confirme que l'objectif de température le plus ambitieux de l'Accord de Paris sera probablement dépassé dans les quatre prochaines années.

2026-06-11·France·Synthèse de 2 sources
a large body of water surrounded by snow
Photo: Stephen Crane / Unsplash · illustrative

Une nouvelle étude internationale publiée mercredi a confirmé que le réchauffement climatique d'origine humaine est sur le point de dépasser le seuil de 1,5°C établi en vertu de l'Accord de Paris de 2015 autour de l'année 2030, donnant une urgence nouvelle aux débats sur le rythme et l'ambition de l'action climatique.

La recherche, publiée le 11 juin, représente la quatrième édition d'un effort collaboratif international pour suivre les indicateurs climatiques clés. Selon ses conclusions, l'augmentation de la température mondiale imputable à l'activité humaine avait déjà atteint 1,37°C au-dessus des niveaux préindustriels en 2025.

À ce rythme d'augmentation, l'étude projette que le seuil de 1,5°C — le plus rigoureux des deux garde-fous de température établis par l'Accord de Paris — sera dépassé dans environ quatre ans, ce qui en ferait l'une des projections les plus précises à ce jour sur le moment de ce jalon.

Le Monde a cadré l'étude principalement comme une confirmation de ce que la communauté scientifique anticipe depuis longtemps : que l'objectif de 1,5°C, autrefois considéré comme réalisable avec des réductions agressives des émissions, sera dépassé au cours de cette décennie. Le média a souligné l'importance du cadre de l'Accord de Paris, notant que 1,5°C était toujours son objectif le plus ambitieux.

Libération a mis davantage l'accent sur le rythme d'accumulation de chaleur, décrivant la Terre comme absorbant la chaleur à un rythme sans précédent. Le média a mis en avant l'ampleur absolue du déséquilibre énergétique physique désormais enregistré dans le système climatique, encadrant les conclusions comme une mesure non seulement de la température mais de l'intensification du stress planétaire.

Le seuil de 1,5°C a un poids particulier car les évaluations scientifiques, notamment celles du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l'ont identifié comme une limite critique au-delà de laquelle les risques de phénomènes météorologiques extrêmes graves, d'une montée du niveau des mers et d'un effondrement des écosystèmes augmentent considérablement par rapport à la limite supérieure de 2°C également spécifiée à Paris.

Bien que dépasser 1,5°C en une seule année ne constituerait pas en soi une violation permanente — le seuil est formellement défini en termes de moyennes à long terme —, les scientifiques ont averti que chaque fraction de degré de réchauffement supplémentaire verrouille les conséquences qui persisteront pendant des siècles.

Ce qui reste incertain, c'est si les conclusions injecteront un nouvel élan aux négociations climatiques internationales ou approfondiront les divisions entre les nations sur la responsabilité et la vitesse de la transition énergétique. La publication de l'étude s'ajoute à un corpus croissant de preuves que les engagements nationaux actuels sont bien en deçà de ce qui serait nécessaire pour maintenir le réchauffement aux niveaux convenus à Paris.